La musique brésilienne, terre d’accueil et d’union populaire

Syncopée, festive, inventive et irrévérencieuse, la Música Popular Brasileira, riche de ses influences métissées, explore les styles traditionnels de la musique brésilienne populaire. Mais elle se veut également revendication sociale et politique dès 1965, appelant à une union des différences identitaires.

La MPB ou la fusion des influences musicales traditionnelles

Cerner la MPB est une entreprise vaine, tant ses courants présentent une richesse d’influences. Héritage des cultures amérindienne, africaine et européenne, la musique populaire brésilienne digère ses multiples racines pour en faire émerger une identité propre, métissée. Elle rend surtout la parole aux Brésiliens, notamment lors des années de dictature (1964-1984), invitant celui qui l’écoute à entendre cette histoire collective turbulente et à prendre parti pour plus de démocratie. Musique engagée, la MPB affirme ses positions démocratiques lors de festivals de la chanson ou de manifestations politiques. Elle tombera sous le coup de l’acte institutionnel n°5 imposé en 1968 par la dictature militaire pour contrer toute liberté d’expression.

Dès 1967, le mouvement « tropicalisme » de Caetano Veloso et Gilberto Gil revendiquait cette liberté, ce qui leur valut l’emprisonnement pour « acte de subversion », puis l’exil. Le tropicalisme contestait le nationalisme d’alors et le renfermement sur les seules musiques traditionnelles brésiliennes. Il faisait appel à d’autres horizons (un peu comme l’avait fait la bossa, aux musiques venues d’ailleurs, essentiellement du mouvement pop et psychédélique. Leur manifeste, le disque Tropicalia (ou Panis et Circensis) sorti en 1968, réunit  quelques grands noms de la MPB, Tom Zé, Gal Costa ou Os Mutantes.

Os Mutantes fut le premier groupe brésilien à revendiquer son affiliation à la culture underground venue d’Angleterre et des Etats-Unis, et son influence fut grande dans la musique brésilienne… et ailleurs : David Byrne du groupe Talking heads proclama publiquement son admiration pour le groupe au début des années quatre-vingts, et dix ans plus tard, Kurt Cobain de Nirvana leur demanda de se reformer (ce qu’ils ne firent qu’en 2006).

La MPB, une scène actuelle toujours libre et plurielle

Prolifique, la MPB continue de marier avec bonheur les styles musicaux (hip hop, rock, rap…) de tous horizons avec des rythmes et instruments traditionnels (percussions du candombé, samba…) sans que cette démarche soit passéiste. La génération actuelle, issue de Rio, São Paulo ou Kuritiba comme Karol Conka (« Boa noite »), mixe l’héritage des premiers artistes MPB revendiquant plus d’égalités sociales, tout en poursuivant leurs propres explorations musicales. La MPB définit l’identité culturelle brésilienne, soit l’incorporation active des différences. Véritable institution, elle est devenue un label, gage d’exigences esthétiques et qualitatives pour qui s’en voit gratifié aujourd’hui.

La musique brésilienne, trait d’union des manifestations populaires

Musique engagée, la MPB affirme ses positions démocratiques lors de festivals de la chanson ou de manifestations politiques. Elle tombera sous le coup de l’acte institutionnel n°5 imposé en 1968 par la dictature militaire pour contrer toute liberté d’expression.

 

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