Une période avant la conquête par les Européens essentielle pour les références culturelles du pays

Les différents événements antérieurs à l’arrivée des Européens au Brésil se voient parfois jugés avec dédain comme une « première histoire » peu intéressante d’Amérindiens primitifs. Les travaux archéologiques menés depuis le XXe siècle soulignent au contraire la complexité et la maturité des civilisations de la période dite « précoloniale ». Ils représentent des éléments-clés pour comprendre la réalité culturelle et sociologique d’un pays figurant parmi les plus métissés de la planète.

Un peuplement du Brésil très mystérieux

Si les premières traces de peuplement du Brésil remontent à environ 60 000 ans avant Jésus-Christ, les conditions d’établissement des tribus préhistoriques restent encore mystérieuses.
L’hypothèse d’une migration d’ethnies asiatiques sur le continent américain à travers le « pont » terrestre qui reliait l’Alaska à la Sibérie à la fin de la Dernière Glaciation se voit fortement remise en cause depuis les années 1980. De plus en plus d’anthropologues estiment tout aussi crédible une colonisation du Nouveau Monde par voie maritime depuis l’Afrique, voire l’Australie ou les archipels polynésiens.
Comme dans les autres foyers paléolithiques, ces premiers Brésiliens pratiquent essentiellement la chasse et la cueillette, tout en menant une importante activité artistique et spirituelle (rituels, organisation recherchée de sépultures…) Le parc naturel de la Serra da Capivera, dans le Nordeste, représente l’un des témoignages les mieux conservés du quotidien de ces proto-civilisations. Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, il abrite 300 sites ornés de plus de 30 000 inscriptions qui prennent généralement la forme d’œuvres rupestres ou de superbes peintures pariétales.

La région du Rio Xingu, siège d’une civilisation précoloniale très évoluée

Au cours des siècles suivants, ces peuplades « primitives » se développent et se structurent. Autour de l’an 1200, leur organisation politique se révèle très similaire à celle des cités-états de la Grèce antique. Les cérémonies religieuses communes jouent un rôle majeur pour conserver une bonne entente entre les différentes factions. Des fouilles entreprises dans les années 1990 estiment que la plus avancée de ces nations se trouvait le long du Rio Xingu, tout près du delta de l’Amazone.
Dans cette région, à l’époque du Moyen-Âge européen, entre 50 et 100 000 personnes occupent un territoire à l’urbanisation planifiée d’une superficie équivalente à la Belgique. Les villages, véritables satellites de la capitale, sont soigneusement reliés par des routes tandis que les villes d’importance se voient fortifiées par de hautes palissades pouvant atteindre 2 kilomètres de longueur. L’emplacement de ces centres de vie n’est pas défini au hasard : des critères astronomiques et culturels guident l’installation des populations avec l’objectif d’assurer l’exploitation de toutes les terres proches.
Cette société pourtant considérée comme « brillante » par les historiens disparaît inexplicablement après 1400.

Les tribus amérindiennes, emblématiques de la pré histoire du Brésil

À l’aube du XVIe siècle, le Brésil actuel se voit entièrement occupé par plus de 200 ethnies indépendantes. Ignorant la propriété privée, ces Amérindiens sont essentiellement des agriculteurs semi-nomades, dont le manioc représente la denrée de base. Ils cultivent aussi le tabac et le maïs, tandis que l’invention de la sarbacane facilite la chasse.
L’art et l’esthétique occupent une place importante dans cette civilisation. Ils permettent souvent d’illustrer une mythologie foisonnante ou de fournir des objets de prestige aux castes les plus nobles d’une société devenue très hiérarchisée. La céramique en constitue l’un des principaux matériaux. Elle se décline notamment en urnes funéraires pour les Macara de l’île de Marajo et en statuettes zoomorphes dans la région de Santarem.
Malgré la quasi-extermination des tribus liée à la colonisation, de nombreux éléments de la culture amérindienne ont survécu, notamment en Amazonie. Les costumes cérémoniels composés de fibres végétales, les peintures corporelles ou les somptueuses parures de plumes en sont quelques exemples marquants.

Un pays « cannibale » pour les premiers Européens

Principale ethnie amérindienne, les Tupinambas deviennent rapidement célèbres dans tout l’Occident dès le milieu du XVIe siècle. Leur cannibalisme ritualisé et leurs guerres « alimentaires » (les prisonniers sont fréquemment mangés) choquent les premiers explorateurs européens.

 

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