Une période marquée par la transformation d’une possession portugaise en état fédéral moderne

À partir de 1822, la possession portugaise du Brésil devient une nation indépendante. Si la décolonisation se déroule assez pacifiquement, la période s’étalant jusqu’à la fin des années 1980 révèle une histoire tourmentée aux régimes très différents (empire, république oligarchique, dictature…). Depuis le retour de la démocratie, cet état fédéral devenu l’emblème des pays émergents souhaite activement participer aux décisions d’un monde multipolaire.

Une décolonisation royale !

Lors de son exil forcé à Rio de 1808 à 1821, Jean VI de Portugal accorde plusieurs avantages politiques et commerciaux au Brésil qui devient, en échange d’une autonomie accrue, étroitement associé à la Couronne. Il prend également soin de faire sacrer son fils, Pierre Ier, régent du territoire.
Celui-ci se heurte bientôt au parlement de la métropole, outré par les réformes, qui exige son abdication et son retour. Pierre Ier refuse et proclame en 1822, lors de l’épisode du Cri d’Ipiranga, l’indépendance du Brésil. Il organise au cours des années suivantes le pays sous la forme d’un empire constitutionnel, mais sa forte personnalité braque assez rapidement la classe politique locale. Il se retire en 1831 au profit de son fils, Pierre II.
Plus modéré et particulièrement compétent, le nouveau dirigeant solidifie les institutions, renforce l’unité territoriale et accompagne l’importante activité économique associée à la Seconde Révolution industrielle. Il encourage également l’immigration européenne tout en militant activement pour une disparition de la traite négrière.

De la « vieille » à la « jeune » république du Brésil

En 1888, la décision d’abolir totalement l’esclavage bouleverse la structure sociale du pays et Pierre II se voit rapidement destitué par une révolte militaire. Le Brésil devient alors une république Café com leite (« café au lait »), dirigée et contrôlée par les grands propriétaires agricoles, les coronels. Les amendements qui rénovent sa constitution s’inspirent nettement de ceux des États-Unis, instaurant notamment une organisation fédérale et un régime présidentiel.
La crise de 1929 touche durement les exportations de matières agricoles brésiliennes et le coup d’Etat du 4 octobre 1930 remplace la république par la gouvernance populiste de Getulio Vargas. Si celui-ci peut revendiquer plusieurs avancées importantes (droit de vote élargi, amélioration du système éducatif…), il se distingue aussi par une pratique autoritaire du pouvoir.
Après la Seconde Guerre mondiale, le Brésil entre dans une période de turbulences politiques : les quelques épisodes démocratiques se voient contrebalancés par de longues dictatures militaires très conservatrices. Ce n’est qu’en 1979 que s’esquisse l’Abertura, un retour progressif à la démocratie, bientôt accéléré sous la pression populaire. Adoptée en 1988, une nouvelle constitution restaure la république.

Un Brésil en quête de reconnaissance mondiale

Au début des années 1990, si le Brésil figure parmi les pays les plus développés d’Amérique du Sud, il se trouve confronté à une inflation galopante et à une dette extérieure écrasante. Les réformes libérales du Plano Real permettent de restaurer les équilibres financiers, mais s’accompagnent d’un net marasme économique.
Favorisant le développement de la classe moyenne et les investissements étrangers, les présidences Lula, de 2002 à 2010, aident le pays à renouer avec une forte croissance. Elles mettent aussi l’accent sur une amélioration des conditions de vie des plus pauvres, avec le lancement de plusieurs programmes nationaux contre la malnutrition et la pauvreté.
Sur le plan diplomatique elles poursuivent l’ambition de transformer le Brésil, acteur politique et économique incontournable en Amérique latine, en puissance émergente de référence (BRICS) à l’échelle mondiale. Le pays fait notamment partie des invités permanents du G20, le principal organisme de concertation financière de la planète.

Un état fédéral dirigé rapidement par une femme

Il n’a fallu qu’une vingtaine d’années depuis la restauration de la démocratie pour voir une femme accéder au poste de président de la République du Brésil. Appartenant au Parti des Travailleurs et ancienne économiste, Dilma Rousseff a été élue en 2010 à la fonction suprême. En 2016, elle est victime d’une procédure de destitution. Son vice-président Michel Temer prend le pouvoir à titre temporaire.

 

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