Le Cinéma au Brésil: un art plus que centenaire

L’existence mouvementée du cinéma brésilien, de l’engouement au quasi-abandon pour revenir vers le succès.

 

Le cinématographe s’est développé au Brésil à la fin du XIXe siècle, soit presque simultanément avec le grand aîné français des frères Lumière. Il va accroître au fil des ans sa présence dans les principales villes du pays. Aujourd’hui, son influence reste grande sur la vie socio-culturelle du Brésil.

La toute première projection cinématographique eut lieu en 1896 à Rio de Janeiro, soit un an après la fameuse Sortie de l’usine Lumière, des frères du même nom à Lyon. Très vite, l’industrie cinématographique locale se mit en place, basée avant tout sur des adaptations de nouvelles littéraires ou de faits divers ayant fait les choux gras des journaux. La grande évolution vint alors d’Amérique du Nord et du cinéma parlant. Le cinéma allait alors définitivement s’installer comme un élément fort pour décrypter la culture du Brésil.

Le 7eme art Brésilien: Un cinéma au plus près de la réalité

Le premier film Brésilien parlant, Acabaram-se otários de Luiz de Barros, voit le jour en 1929, soit deux ans après la sortie historique aux Etats-Unis du Chanteur de jazz, le tout premier film parlant de l’Histoire du cinéma. Au début des années 30, la production de films se situe à Rio et Saõ Paulo, les deux villes les plus industrialisées. Le succès populaire des films sera au rendez-vous, notamment avec les œuvres de Humberto Mauro. Malheureusement, les studios brésiliens vont rapidement abandonner leur identité propre pour coller au plus près de celle, envahissante, d’Hollywood.

Des films mineurs vont en découler et le véritable cinéma local va progressivement s’effacer au profit d’un cinéma sans saveur singeant le géant américain. Il faudra attendre les années cinquante avant de voir ré-émerger un courant novateur, le cinéma Novo.

Nouvelle vague brésilienne

Les jeunes réalisateurs d’après-guerre ont suivi ce qui se passe en Europe, et plus particulièrement le néo-réalisme italien et la nouvelle vague française qui vont leur montrer la voie. Nelson Pereira dos Santos, Alex Viany ou Glauber Raucha vont être les plus prolixes des réalisateurs durant les années cinquante, mais la consécration internationale interviendra en 1962 lorsque Anselmo Duarte obtiendra la prestigieuse Palme d’Or à Cannes en 1962 avec La promesse donnée (O pagador de promessas).

Comme ses inspirateurs européens, le cinéma Novo veut sortir du cadre figé des studios et décrire la vraie vie de la rue et des cités. Son credo : « Une caméra dans la main, et une idée en tête ». Cette vague d’air frais va, hélas, être confinée dans l’obscurité des bas-fonds par l’arrivée de la dictature en 1964.

Comme beaucoup d’artistes brésiliens épris de liberté, les cinéastes vont majoritairement préférer l’exil à l’asservissement. Un mouvement dit « underground » va malgré tout naître de cet état de fait mais, de bâillonnements en crises diverses, le cinéma brésilien va dépérir jusqu’à frôler une totale disparition des écrans. Ce n’est que dans les années 90 qu’un nouveau mouvement va apparaître et redonner ses lettres de noblesses à un art toujours apprécié dans le pays.

Lors de cette décennie, de nouvelles structures sont créées, comme le Secrétariat pour le Développement Audiovisuel. Des budgets (inexistants jusqu’alors) sont alloués pour la production de films et une véritable loi sur l’audiovisuel est mise en place pour offrir plus de liberté aux réalisateurs. Indiscutablement, le cinéma brésilien renaissant reçoit un accueil favorable au niveau international, mais tout aussi indiscutablement, la difficulté pour lui de trouver des réseaux de distribution dans son propre pays soumis à la loi des blockbusters américains le condamne quelque peu à un public restreint.

Le cinéma contemporain au Brésil, vecteur d’interrogation sociale

Malgré sa faible production, le cinéma brésilien Contemporain trouve un écho compatissant auprès des cinéphiles du monde entier dans les années 2000 grâce à des réalisations brillantes décrivant la réalité d’un pays toujours frappé par les inégalités et la misère sociale. Le langage utilisé est souvent dur, voire violent, mais le message passe. La cité de Dieu (Cidade de Deus) de Fernando Meirelles, Carandiru d’Hector Babenco, ou bien Central do Brasil de Walter Salles sont les principaux représentant de cette nouvelle vague brésilienne. Et le récent Aquarius de Kleber Mendonça Filho, récompensé dans plusieurs festivals internationaux, perpétue cette tendance créative que l’on espère pérenne et prospère.

 

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