Du Brésil à Sarlat, la culture dépasse les frontières

En 2014, le Périgord a réalisé le rêve de plusieurs amazoniens en installant et finançant un orgue dans la Cathédrale de Guajara-Mirim. Ces échanges musicaux et cette relation polyphonique nous a fait voyager jusqu’à Sarlat, la capitale du Périgord, une magnifique région du Sud-Ouest de la France. On a découvert le pays de l’Orgue et de la culture historique ! Suivez-nous !

Un voyage en musique dans le Périgord

Sarlat a beaucoup à offrir : culture, gastronomie, musique… Tout comme le Brésil, elle est riche et elle donne énormément ! En vous baladant dans les ruelles de la Cité ou en visitant sa Cathédrale, la musique est partout ! Du classique jusqu’au jazz, elle est ancrée dans la culture périgourdine.

Passionnés de musique, ne manquez pas les concerts d’orgue qui se déroulent de juillet à septembre « L’Orgue au marché, organisés par l’Association Musique en Sarladais ! L’été, le Périgord se transforme en scène musicale avec le Festival Sarlat Swing’it, Souillac en Jazz dans le Lot, ou encore le Festival du Périgord Noir !

Découvrez la cité artistique de Sarlat

Si l’on dit souvent que le Brésil est une terre artistique, la cité de Sarlat l’est tout autant ! Art contemporain, photographie, peinture… Flânez dans les ruelles de la ville pour chiner et découvrir des petites pépites artistiques entre galeries d’art et ateliers. Découvrez l’art du verre ou du cristal en observant un souffleur de verre à l’œuvre…

Aux beaux jours, le Festival des Arts en Folie s’installe à Sarlat entre spectacles, concerts et expositions. C’est l’occasion de visiter des lieux culturels incroyables comme l’ancien évêché, la galerie Malraux ou la Maison de la Boétie.

Le Périgord, une région au passé historique riche

De la Préhistoire, au Moyen-Age, le Périgord possède encore de nombreux vestiges historiques. Si la Préhistoire vous fascine, on vous conseille de visiter la Grotte de Lascaux à Montignac (30 minutes en voiture), un incontournable. Explorez l’une des plus anciennes et des plus belles grottes du Paléolithique, « la Chapelle Sixtine de l’art pariétal ». Sur les murs les peintures préhistoriques vous transportent 18 000 ans en arrière !

C’est au Moyen-Age que s’est construite la cité de Sarlat organisée autour d’une Abbaye Bénédictine. La ville a affronté les troupes anglaises qui se disputaient le territoire. A quelques kilomètres de Sarlat, rendez-vous à Castillon-la-Bataille, où s’est déroulé l’un des plus grands combats du Moyen-Age en France.

L’histoire a véritablement façonné la ville de Sarlat. Aujourd’hui c’est une pure merveille qui mêle architecture médiévale et hôtels particuliers datant de la Renaissance. Ce n’est pas pour rien que de nombreux films ont été tournés dans la cité comme Le pacte des Loups, Jeanne d’Arc ou encore Jacquou le Croquant !

Le projet TAMAR

 A celles et ceux qui accuseraient le Brésil de négliger son environnement, nous répondrons que c’est en partie vrai (si on considère certaines catastrophes hydrauliques récentes), mais en partie faux également : le projet TAMAR est l’exemple parfait de ce qu’il faut mettre en place en matière de protection d’espèces animales menacées, d’éducation environnementale et de développement communautaire durable. 22 centres de protection des tortues, requins et mérous existent, dont 11 se visitent !

Tortues et requins sous haute protection

Le Brésil possède 5 des 7 espèces de tortues marines recensées sur la planète. Il convient donc de les protéger. Ces animaux amphibiens viennent se reproduire chaque année sur les côtes du Brésil de septembre à mars, à la fin des cycles lunaires quand les marées sont basses et le ressac peu violent. Un long et douloureux cheminement commence pour les femelles qui remontent toute la plage pour pondre leurs œufs, enterrés dans le sable. Sitôt écloses à l’air libre, les milliers de petites tortues se ruent toutes ensemble vers la mer éloignée, mais peu atteignent leur but, chassés par les prédateurs naturels, mais aussi par l’homme : la viande de tortue est très recherchée et les scientifiques estiment qu’une surconsommation pourraient carrément amener à la disparition de la race. C’est là que Tamar prend toute sa place.

Né à l’initiative d’étudiants en océanographie à la fin des années 80, le projet Tamar est devenu en quelques décennies une institution unanimement respectée au Brésil. Elle ne se contente pas de protéger des espèces menacées, mais fait également œuvre d’éducation auprès des populations côtières concernées.

Tamar est un acronyme qui concentre deux mots : tartaruga (tortue) et marinha (marine). Dans les années 70, des étudiants en voyage d’études surprirent sur l’Atoll das Rocas des pêcheurs en train de tuer des tortues marines dont l’espèce était déjà menacée à l’époque. Ils sont parrainés par la grande compagnie pétrolière brésilienne, (Petrobras) ainsi que des organisations non-gouvernementales. L’institution est devenue énorme et est répartie tout le long de la côte atlantique en 22 centres, dont 11 peuvent se visiter.

La justification de l’existence de ces centres est avant tout de protéger les espèces marines, tortues, mais aussi requins, mérous et toutes celles dont la pérennité est menacée. Mais l’éducation des pêcheurs en ce sens est également prise en compte, certains d’entre eux travaillant d’ailleurs directement pour le projet.

La mission de TAMAR

En même temps que la protection des tortues marines, un énorme travail d’éducation et d’information est fait au niveau des habitants des zones côtières, dont certains font partie des grands prédateurs des bébés tortues tentant la (très) risquée traversée de la plage en direction des premières vaguelettes de l’océan.

Les différents centres disséminés sur 1100 km de côtes essaient de sensibiliser les pêcheurs sur l’intérêt primordial pour tous de maintenir en vie cette espèce menacée, et leur expliquent comment éviter de prendre les tortues dans leurs filets, et comment les relâcher sans dommage si par malheur ils en attrapent une. Un des meilleurs moyens de persuasion étant de salarier ces hommes à la condition précaire pour en faire de précieux auxiliaires de survie de ces animaux.

Le but de ces centres va donc beaucoup plus loin qu’un simple travail de surveillance et de protection. C’est l’éducation écologique de tout un peuple auquel le projet Tamar se consacre en assurant un développement communautaire durable et l’intégrité de tous les écosystèmes marins.

Votre participation à la mission TAMAR

On l’a dit : 22 centres marins sont répartis sur les côtes du Brésil. Outre leur mission intrinsèque de protection et d’éducation, ils offrent – pour certains – la possibilité aux touristes de venir voir leur travail quotidien, tout en s’amusant et en s’instruisant. Le plus beau d’entre eux est sans conteste possible celui de Praia do Forte.

Situé au centre d’une région appelée la « Polynésie brésilienne » à 70 km au nord de Salvador de Bahia, Praia do Forte n’était il y a encore quelques années qu’un joli village de pêcheurs apprécié pour le charme de ses ruelles et maisons. La naissance du projet Tamar en 2001 l’a transformé en centre touristique de renommée mondiale. Les petites boutiques artisanales côtoient désormais les hôtels de luxe et les pousadas cossues disséminés tout au long des 12 kilomètres de plages paradisiaques ombrées de palmiers protecteurs. Les récifs coralliens et la faune marine y sont de tout premier ordre ; le projet Tamar ne pouvait donc que s’installer dans un lieu aussi idyllique.

Le centre vous accueille dans la luxuriance de sa végétation tropicale et vous propose d’observer la vie de tous les animaux marins dont nous venons de parler. A commencer par les tortues nageant dans leurs bassins, où vous apprendrez tout sur leur mode de vie et de reproduction. Une des tâches du centre est de recueillir les œufs et de remettre les petites tortues à la mer une fois leur survie assurée. En période de ponte, les membres du centre sillonnent les plages pour marquer les tortues, femelles ou nouveau-nées. Certaines se voient nanties d’un émetteur permettant de suivre leur progression et ainsi d’établir des cartes précises utiles à la protection et la sauvegarde de l’espèce.

L’éducation écologique est très poussée dans ce sanctuaire aux tortues et autres espèces marines menacées : des films expliquant les multiples dangers que courent ces animaux et des conférences en plein air données par des membres du centre ont pour vocation de sensibiliser les visiteurs et de leur faire prendre conscience de l’importance de la sauvegarde de cette faune en danger.

Certains bassins abritent des tortues prises dans des filets ayant été secourues et soignées, qui seront remises en eau vive sitôt leur « convalescence » achevée. Vous aurez également le loisir d’admirer lors de votre visite le placide mérou malheureusement trop chassé, de splendides raies et des requins inoffensifs que vous pourrez… oui, caresser ! Le contact avec cette peau fraîche sera un des grands souvenirs pérennes de votre visite. Et dites-vous que votre droit d’entrée, et – peut-être – quelques objets achetés, participera à la bonne assise financière de la mission du projet Tamar.

Senna sur scène

 « Si tu vas à Rio… », air bien connu ! Vous pouvez effectivement ne pas oublier « de monter là-haut », mais aussi aller voir la nouvelle comédie musicale basée sur la vie du héros iconique Ayrton Senna. Le triple champion de Formule 1, décédé tragiquement 1er mai 1994 sur le circuit d’Imola en Italie, fut élevé par tout un peuple au rang de mythe éternel au lendemain de ce jour funeste pour le sport automobile, et pour le Brésil. Rien d’étonnant donc à ce que la vie édifiante de la légende soit portée sur les planches.

Par Pierre Ménard

Ayrton Senna, o Musical, une pièce de théâtre à 100 à l’heure

Pour mesurer l’importance d’une telle célébration au travers d’une comédie musicale à la gloire d’un héros disparu, il faut comprendre ce que représentait Ayrton Senna pour les Brésiliens. Senna ne fut pas le premier champion Brésilien de Formule 1, loin de là. Il y eut avant lui Emerson Fittipaldi, puis Nelson Piquet. Fittipaldi fut celui qui « ouvrit la voie ». En devenant champion du monde en 1972 (le plus jeune champion de l’histoire, à 25 ans), ce natif de São Paulo au regard perçant et aux immenses rouflaquettes hissa le Brésil au premier rang d’une discipline technologique s’il en est, le sport automobile. Il prouvait ainsi que son pays n’était pas seulement un endroit où on tapait dans le ballon sur fond de samba ou de bossa nova, mais que ce pays comptait bien participer à la grande croissance industrielle, technologique et économique du monde.

Senna: Le maître et le mal-aimé

Emerson Fittipaldi avait pour lui un charisme certain et rayonnait du haut du podium, surtout quand c’était celui d’Interlagos, le circuit de sa ville São Paulo. La foule immense ne vibrait que pour son Dieu, qui lui fit le plaisir d’être une deuxième fois champion du monde en 1974. Même quand, porté par une foi incommensurable, le héros de tout un peuple se mit en devoir de développer et piloter dans la deuxième partie des années soixante-dix la Formule 1 brésilienne (la Copersucar, soutenue par le géant du sucre du même nom) avec malheureusement bien peu de résultats tangibles, les fans ne lui tinrent pas rigueur de ces échecs. Emerson Fittipaldi avait le droit de tout faire, surtout si c’était pour tirer le pays vers le haut. Il est ensuite peu de dire que son successeur ne fut pas à la hauteur des espérances des aficionados brésiliens.

Sur le papier, Nelson Soutomayor, dit Nelson Piquet (du nom de sa mère), fit mieux que Fittipaldi : il remporta 23 Grands Prix (contre 14 à Fittipaldi) et fut trois fois champion du monde ! Si vous n’êtes pas au fait de la course automobile et de l’histoire de la F1 au Brésil, vous supputerez à bon droit que Piquet devint son tour l’idole de tout un peuple. Dans ses premières années de gloire, les fans brésiliens furent effectivement ravis de voir un autre pilote de leur pays émerger au plus haut et furent naturellement disposés à faire de Nelson Piquet leur nouvel ambassadeur sur les circuits du monde entier.

Le problème vint de l’intéressé lui-même : d’un caractère assez difficile à cerner, celui que l’on surnommait « l’Indien » à cause de son profil acéré dérouta quelque peu les fans par des déclarations et un comportement souvent maladroits. Mais ce qui ternit définitivement l’image de Piquet dans le cœur des spectateurs fut l’apparition en 1984 de ce jeune homme qui avait tout gagné dans les catégories dites « de promotion » et allait en un an devenir la coqueluche de tout le pays. Et que Piquet ne portait pas dans son cœur !

Le champion avait allègrement snobé le jeune espoir Senna deux ans plus tôt lorsque son mentor Fittipaldi venait le présenter aux « gens importants » d’un paddock de Grand Prix, l’hostilité entre les deux pilotes devenant dès lors un secret de polichinelle. Et comme Senna devint en à peine deux saisons le « Magicien », le peuple Brésilien prit fait et cause sans retenue pour le jeune pauliste : comme Emerson Fittipaldi, Ayrton Senna était né à São Paulo, alors que Piquet était un Carioca de Rio. Tout était dit, tant la rivalité entre les deux villes est grande au Brésil.

L’amertume de Piquet crût au même rythme que l’ascension fulgurante d’Ayrton Senna. Alors que l’étoile du « vieux » champion déclinait à la fin des années quatre-vingts, celle de son flamboyant successeur ne cessait de briller au firmament du sport automobile ! Il est à noter qu’on donna dans les années quatre-vingt-dix le nom de Nelson Piquet au circuit de Rio-Jacarepaguá… qui fut détruit quelques années plus tard pour laisser place aux installations Olympiques de Rio 2016. Alors que le virage « S do Senna » existe bel et bien sur le circuit d’Interlagos où Ayrton gagna deux de ses plus émouvantes victoires. Tout un symbole !

Un Dieu vivant

De par sa maîtrise hors-normes d’un pilotage acrobatique, Senna devint LA référence en Formule 1, aux côtés de son vieil ennemi Alain Prost. Leur cohabitation houleuse dépassa le cadre de la Formule 1 et fournit avec le recul matière à bien des exégèses sur la rivalité entre deux stars absolues. Senna considérait Prost comme le pilote le plus abouti, le plus réfléchi, le plus talentueux. Le meilleur en un mot ! Battre Prost devint pour lui une mission sacrée car son orgueil lui dictait que c’était là la seule voie pour devenir à son tour l’incontournable champion toutes catégories. Comme tout champion, Senna était orgueilleux. Et egocentrique. Mais il avait pour les fans un respect immense et sa simple présence dans le pays pouvait provoquer des bousculades dignes d’une Beatlemania d’autrefois.

Plus que Fittipaldi, Senna était immensément charismatique. Il était le champion absolu à qui rien de fâcheux ne pouvait arriver tant il dominait à la perfection son sujet. Il avait bien eu çà et là quelques sorties de piste un peu « musclées », mais il s’en était toujours sorti avec la superbe des héros intouchables.

Senna parlait à tous les Brésiliens. C’était pourtant un « gosse de riches », qui aurait pu ne pas recueillir le cœur des plus défavorisés. Ses origines ne le coupèrent pour autant pas des dures réalités de son pays : il savait, même s’il ne le touchait pas directement du doigt, qu’une énorme partie de la population du Brésil n’avait pas droit à cette manne économique que les dirigeants politiques aimaient tant vanter, surtout à l’étranger. Et ça le dérangeait.

Il s’était juré que, dès qu’il gagnerait suffisamment d’argent, il aiderait ceux qui en auraient besoin. Etant devenu au début des années quatre-vingt-dix un des sportifs les mieux payés de la planète, il ne pouvait pas déroger à son vœu. En 1993, il mit sur pied, avec l’aide de sa sœur Viviane, une association caritative destinée à inciter les jeunes de tous milieux à croire en eux et à s’investir dans un projet personnel (sous-entendu, plutôt que de confier sa vie au bon vouloir d’un d’un colt Cobra). Peut-être parce que lui-même, en dépit de sa position ultra privilégiée, dut lutter contre vents et marées pour imposer à ses proches que sa vie était derrière un volant, et non derrière le bureau d’une grande entreprise.

Son père, Milton da Silva, voyait la course comme un aimable passe-temps sportif destiné à aguerrir son fils, mais la finalité de tout ça, c’était les affaires dans lesquelles lui, Milton, avait tellement réussi. C’est pourquoi Ayrton da Silva prendra le nom de sa mère pour courir – et c’est bien là le seul point commun avec son ennemi Piquet. Pour toutes ces bonnes raisons, Ayrton Senna était devenu une légende au Brésil, au même titre que Fittipaldi, ou le roi Pelé. Mais ces deux-là sont toujours vivants.

La postérité

La mort d’Ayrton Senna fut ressentie comme un séisme dans le monde du sport automobile, et plus particulièrement au Brésil : un deuil national de trois jours fut décrété et l’enfant de São Paulo eut droit à des funérailles nationales. Des centaines de milliers de personnes étaient massées le long du trajet du convoi funéraire, et les cris et les pleurs traduisaient l’immense tristesse de beaucoup de ces anonymes qui ressentaient à travers Senna la fierté d’être Brésilien. Depuis, la place est désespérément vide dans le cœur des fans, car plus aucun pilote « auriverde » en Formule 1 n’a atteint le degré de perfection que dégageait Ayrton Senna. Voilà pourquoi une comédie musicale sur celui qui est devenu un mythe, et la seule question qu’on puisse finalement se poser est : pourquoi ne l’ont-ils pas fait plus tôt ?

Peut-être que dans ce Brésil englué dans les scandales à répétition, on ressent actuellement le besoin de se raccrocher à des histoires édifiantes. C’est en tout cas ce qu’a affirmé la productrice de ce spectacle qui promet de grands effets de scène avec un circuit de Formule 1 recréé, et 24 acteurs-danseurs-chanteurs, dont le héros est interprété par un jeune acteur venu des telenovelas – et apparemment convaincant, Hugo Bonemer. La famille Senna a donné son accord pour la tenue de ce « Ayrton Senna, O musical », qui sera joué au théâtre Riachelo de Rio de Janeiro jusqu’au 4 février 2018. « Si tu vas à Rio, n’oublie pas… d’aller au teatro ».

 

Les feuilles mortes de l’Amazonie

Ce n’est un secret pour personne, et personne – de sensé – n’ira le contester : la forêt amazonienne perd chaque année plusieurs milliers de kilomètres carrés de sa superficie ! La faute à une activité humaine toujours plus menaçante envers les écosystèmes fragiles de notre monde. Au Brésil, avec les différents intérêts politico-financiers mis en jeu, cette agitation frénétique des hommes prend des proportions hors-normes.

Doit-on le rappeler ? La Forêt amazonienne, celle qui est communément appelée le « poumon de le terre », est la plus grande forêt tropicale au monde et représente la moitié de la superficie totale de toutes les forêts tropicales. Elle est donc absolument vitale pour la survie de la planète. Comme toutes les grandes surfaces arborées, elle concourt avec les océans à l’équilibre sanitaire et climatique du globe. Il est donc inimaginable de devoir s’en passer, même en partie, et c’est pourtant ce vers quoi l’on tend depuis plus de quarante ans.

Bien évidemment, les polémiques sur les causes et les responsabilités sont nombreuses, et les solutions bien loin d’être définitivement trouvées. Surtout dès que d’immenses profits se profilent à l’horizon de la cime des arbres.

Le rempart brisé

Si le Brésil est en première ligne dans ce problème de déforestation qui date du tout début des années soixante-dix, c’est tout simplement parce qu’il abrite sur son territoire plus des deux tiers de l’Amazonie, autre nom de la forêt amazonienne. Estimée à 5 500 000 km2, soit 10 fois la France, celle-ci aurait perdu 18% de sa superficie originelle depuis 1970 ! Et ce, essentiellement à cause de l’activité humaine. Avant les années cinquante, la forêt était une sorte de rempart à l’invasion de la modernité des hommes. Puis des autoroutes furent creusées au travers sa densité pour permettre la progression vers de nouveaux terrains à conquérir, et la création de l’autoroute Transamazonienne en 1972 accéléra définitivement le processus de déforestation.

Ces nouvelles artères amènent des colons venant profiter de toutes les richesse naturelles qu’offre un si vaste territoire à peine défriché : caoutchouc, minerais, installation d’immenses propriétés basées sur l’élevage bovin, barrages hydro-électriques, culture intensive du soja dont le Brésil est un des premiers exportateurs mondiaux, de l’huile de palme, tout ceci concourt, hélas, à la disparition annuelle de millions d’arbres. L’élevage bovin est particulièrement pointé du doigt, étant responsable à lui seul d’environ 80% de la déforestation, ce qui reporté à l’échelle mondiale représente une part de 14 % ! La raison de cet engouement pour les bêtes à cornes est que le marché est extrêmement rentable, ne demandant que peu d’investissement en matière de labeur, comparé à d’autres activités, en regard d’un retour plus qu’intéressant. Sans parler du statut social que procure le fait d’être grand éleveur au Brésil !

Le marché du soja, à destination des carburants ou de la nourriture animale, est lui aussi très florissant depuis des décennies et participe grandement à la déforestation. Devant une situation plus qu’alarmante, un « moratoire du soja » fut signé en 2006 par plusieurs entreprises qui refusèrent de s’approvisionner chez des fournisseurs installés dans des zones nouvellement déboisées. Ce qui amena la production du soja à se déplacer vers d’autres contrées nouvelles, dont seulement 1% était pris sur la forêt (contre 30 % avant).

Outre les problèmes liés aux diverses productions agricoles ou à l’installation d’infrastructures pourtant productrices de progrès comme les barrages hydro-électriques, un autre aspect de la déforestation touche tout simplement à l’humain le plus pur : les peuplades primitives qui vivaient depuis des siècles dans cette forêt sans avoir jamais vu d’occidentaux de leur vie, virent soudain leurs territoires menacés par un envahisseur inconnu. Le plus emblématiques de leurs représentants, le chef Raoni de la tribu Metuktire, fut en 1978 mondialement médiatisé par le documentaire tourné sur la déforestation, documentaire qui récolta une nomination aux Oscars d’Hollywood.

Un taux de déforestation diversement commenté

Initiée au début des années soixante-dix, la déforestation de l’Amazonie au Brésil a grimpé en flèche dans la période 1991-2003. En 1996, il fut établi que le taux de déforestation avait augmenté de 34% depuis quatre ans. Dans la première moitié des années 2000, il était supérieur de 18% à ce qu’il était cinq ans auparavant ! Selon l’INPE (Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais, ou Institut National pour la Recherche Spatiale) en 2005, la partie brésilienne de la forêt amazonienne serait passée de 4,1 millions de km² à 3,4 millions de km² en 35 ans. Soit un territoire grand comme l’Espagne !

Des mesures furent ouvertement prises pour remédier à cet état de fait. En 2015, Dilma Roussef affirmait aux Nations Unies que le Brésil était parvenu à abaisser le taux de déforestation de sa forêt de 82% et qu’il se fixait comme but d’éradiquer totalement d’ici 15 ans la déforestation illégale. Des organisations non gouvernementales ont, elles, pointé du doigt le fait que le gouvernement brésilien avait au contraire renoncé aux amendes contre la déforestation illégale et n’envisageait pas un arrêt complet de la déforestation avant 2030. Le fait est là : entre 2015 et 2016, près de 8000 km2 furent encore été rayés de la carte ! Comme souvent, il est bien difficile aux politiques de concilier les belles paroles à destination des organisations écologiques et les promesses aux entrepreneurs et industriels toujours plus enclins à tirer profit de mannes qu’on leur fait miroiter.

Quoi qu’il en soit, le Brésil, comme ses voisins sud-américains se partageant l’immensité amazonienne, se doit d’agir, et manière forte. Il s’est engagé auprès des instances mondiales à assurer toute sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour la survie de la planète. La sauvegarde de la forêt amazonienne joue évidemment un rôle majeur dans ce combat.

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Le mystère Lula

Celui qui représenta l’espoir pour les déshérités et démunis brésiliens en devenant le premier président de gauche élu en 2002 veut revenir au pouvoir lors des élections de 2018. Luiz Inácio Ferreira da Silva, dit « Lula », a pour cela engagé une grande campagne qui doit sillonner tout le pays. Mais Lula pourra-t-il se présenter ? La justice semble en avoir décidé autrement suite aux diverses poursuites engagées contre l’ancien président. Y-a-t-il un mystère Lula ?

« Le Brésil a besoin de Lula ». Ce message est martelé depuis cet été par le septuagénaire à l’œil toujours vif et à la parole forte. Selon lui, le pays est « soumis à des personnes qui n’ont jamais été capables de gouverner ». Lula, qui a déjà exercé deux mandats à la tête du Brésil entre 2003 et 2011, est fermement décidé à se battre contre les forces qui veulent « le faire taire » : sous-entendu les partis conservateurs, et les juges qui l’ont condamné à 9 ans et demi de prison pour une affaire de corruption et pots-de-vin dans l’affaire Petrobras.

Lula a fait immédiatement appel, arguant être « victime des élites », et reste donc en liberté. Mais sa situation reste précaire car son innocence dans ce qui constitue quand même un des plus gros scandales financiers de ces dernières décennies au Brésil est encore loin d’être prouvée. Et son aura personnelle est fortement écornée, même chez ses plus fidèles partisans.

L’élection de Luis Inacio Lula da Silva  à la présidence du Brésil le 27 octobre 2002 avait causé un grand émoi dans le pays : d’un côté, l’immense espoir dans les couches populaires et miséreuses de voir enfin un président de gauche se pencher sur leurs problèmes ; de l’autre, une colère sourde de la part des classes dirigeantes qui voyaient d’un très mauvais œil cet ancien métallo prendre en main les rênes de la nation. Le compte à rebours souterrain qui devait amener tôt ou tard le représentant des pauvres sur les bancs de l’infamie fut-il enclenché à ce moment précis ? C’est possible. Toujours est-il que le président Lula dut se battre contre des gens dont la mentalité était ancrée depuis toujours dans le credo indiscutable que le pouvoir ne devait jamais leur échapper.

Première présidence de Lula

D’extraction extrêmement modeste, le petit Lula (diminutif affectueux de Luiz) est confronté très tôt au monde rugueux du travail : vendeur de rue à 10 ans, ouvrier métallurgiste à 16, il doit s’adapter au rythme trépidant des durs labeurs, où le repos est compté et l’erreur interdite : une inattention sur une machine-outil lui coûtera un doigt !

Le train des glorieuses années de l’économie dans les années soixante passe par le Brésil, mais laisse les petites gens sur le quai. Les militaires ont pris le pouvoir et donnent au monde l’image faussement rassurante d’un pays en plein essor. Lula a conscience de la faiblesse de la classe ouvrière et prend la parole. Sa prestance, ses talents d’orateurs le font vite remarquer des dirigeants syndicaux qui lui offrent en 1975 la présidence du syndicat de la métallurgie.

Ses prises de positions et son radicalisme ne peuvent que déplaire au pouvoir en place qui l’envoie à plusieurs reprises goûter du confort des prisons gouvernementales. A chaque fois libéré, à chaque fois encore plus convaincu du combat qu’il doit livrer pour donner la parole aux exploités et aux pauvres gens.

En 1980, il décide de franchir le pas vers la politique en fondant le Parti des Travailleurs, au moment même où un autre syndicaliste acharné fait entendre au monde entier depuis sa Pologne natale la voix de ceux qui demandent plus d’écoute et d’attention. En accédant plus tard à la fonction suprême, Lula et Valesa deviendront, chacun à leur manière, l’incarnation de la volonté d’affirmation des gens de peu, mais sûrs de leur bon droit.

Si Lech Valesa se révèle un leader ouvrier relativement modéré, gagnant ainsi l’élection présidentielle de 1990 en Pologne, Lula a, lui, un côté nettement plus radical, ses prestations exaltées, le cheveu en bataille et la barbe fournie, en attestant. Est-ce là la raison de trois défaites successives à l’élection présidentielle, une fois celle-ci réinstallée à la fin de la dictature militaire ? Un peu court comme explication, mais il est certain que pour conquérir le pouvoir, Lula ne doit pas entraîner derrière lui que les miséreux et les défavorisés ; il doit également séduire une partie de la population dite « moyenne », voire aisée, et pour cela, paraître plus consensuel. Même s’il a soigné son apparence en coupant ses cheveux, en taillant sa barbe, et même en se faisant refaire une partie des dents (à l’instar de ce que François Mitterrand, autre grand compétiteur politique s’il en est, accepta de faire en 1974), Lula échoue en 1989, 1994 et 1998. Ce n’est qu’en 2002 qu’il touche enfin au but.

Les résultats controversés de la politique Lula

Lors de sa prise de fonction à la tête du pays en janvier 2003, Lula est confronté au dilemme qui accueille tous les hommes politiques qui ont beaucoup promis, surtout à ceux qui ont énormément attendu : satisfaire les électeurs tout en n’effarouchant pas les grandes instances mondiales dont dépend l’économie de leur pays. Le Brésil ne fait pas exception et le nouveau « président des pauvres » doit donc donner des gages de bonne conduite financière au FMI afin d’attirer les investisseurs étrangers au Brésil, avant de songer à entreprendre le début du commencement de ses promesses. Ce qui va amener les premiers mouvements populaires de contestation, les « Sans toit » et « Sans terre », qui trouvent naturellement que le président renie sa parole.

Pourtant dès 2004, Lula fait construire des « pharmacies populaires » dans tout le pays, donnant accès à tous aux médicaments de base, chose inimaginable sous les gouvernements précédents. Il relance l’alphabétisation, la vaccination, entreprend de gros travaux de mise aux normes sanitaires des favelas (près de 50 % des habitations au Brésil ne sont pas raccordées aux égouts à cette époque) et, en cela, devient très populaire dans les zones urbaines. Il obtient moins de crédit chez les ruraux avec l’autorisation donnée à la construction de barrages entrainant une déforestation partielle, mais bien réelle.

Ses thuriféraires vantent son action sociale en faveur des plus démunis, ses détracteurs ses dépenses publiques inconsidérées et son affairisme intéressé. Antienne mainte fois entendue partout où l’idéalisme se heurte au conservatisme. Comme souvent, le curseur de la vérité est à placer quelque part entre les deux pôles, et rien n’est entièrement tout noir ou tout blanc.

S’il n’y avait « que cela » à placer dans son bilan, Luiz Inácio Ferreira da Silva pourrait voir venir 2018 avec une certaine confiance : il reste en tête des sondages. Mais il y a ces affaires et cette condamnation qui pourraient lui coûter bien plus qu’une simple élection. Et, paradoxe de ce pays si complexe : trois Brésiliens sur quatre estiment que Lula est corrompu !

Le versant sombre des années Lula

L’ex-président a été reconnu coupable par le Tribunal Suprême Fédéral (TSF) d’avoir reçu plus de 3,7 de réais (1 million d’euros) pour avoir favorisé des contrats entre une entreprise d’ingénierie, OAS, et la compagnie nationale des pétroles et carburants, Petrobras. Petrobras qui est au centre d’une énorme affaire de surfacturation avec des entreprises du bâtiment, surfacturation au profit de différents partis politiques évaluée par la police financière à l’équivalent de 12 milliards d’euros ! C’est donc l’état qui est principalement visé, et dans la foulée des sénateurs, des députés, des ministres, et trois anciens présidents : Roussef, Cardoso … et Lula.

Le scandale est bien évidemment énorme, et la personne de Lula cristallise à elle seule la désillusion de beaucoup de Brésiliens – pas seulement de gauche – qui croyaient à un président intègre. Mais il ne faut pas s’y tromper : au-delà du cas Lula, c’est tout le fonctionnement de la société économique brésilienne qui est en cause. Innocent ou pas, Lula a certainement du composer avec toutes les constantes de son pays– comme tant d’autres avant lui – et pas forcément des plus reluisantes. Quoi qu’il en soit, s’il l’appel confirme la sentence du tribunal, le « président des pauvres » devra en répondre devant son pays, et oublier à jamais le rêve d’un glorieux retour au Palácio da Alvorada.

 

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Top 10 – Les plus belles chansons brésiliennes

Par Tom Lalanne      .      12 septembre 2017

 

Le Brésil rayonne dans le monde entier avec sa bonne humeur, sa musique et son goût pour la fête. On pense au carnaval, à la Bossa Nova et à des chanteurs comme Seu Gorge ou encore Gilberto Gil. Le pays de la Samba a fait naître beaucoup d’artistes.

Pour saupoudrer vos journées de ces sonorités communicatives, voici une sélection de 10 chansons brésiliennes qui vous donneront le sourire.

Domingos no parque (1967) Gilberto Gil et Os Mutantes

Né à Salvador de Bahia en 1942, Gilberto se fait connaître dans le monde entier comme musicien de Bossa Nova. Il a également été ministre de la culture sous le gouvernement de Lula. Cette chanson raconte l’histoire d’une amitié entre José et Joao, deux garçons qui tomberont amoureux de la même fille. Lorsque José vit Joao avec sa bien aimée, il tua les deux par jalousie…

 

Boa Sorte (2007) – Vanessa da mata et Ben Harper

Originaire du Mato Grosso au Brésil, Vanessa Da Mata se fait connaître du monde entier grâce à cette chanson enregistrée avec Ben Harper. Boa sorte – bonne chance en portugais – est une séparation, la fin d’une histoire entre deux personnes qui se disent au revoir.

 

Aguas de Março (1974) – Elis Regina et Tom Jobim

Grand classique de la chanson brésilienne que vous avez peut-être entendu dans une autre version de Moustaki. Une jolie façon de décrire les changements de la nature à la fin de l’été. Belle écoute !

Nada Em Vão (2013) – Rodrigo Amarante

Originaire de Rio de Janeiro, Rodrigo Amarante a participé à différents projets musicaux au Brésil et aux Etats Unis. Ce flâneur vous envoutera en déversant ses pensées d’amour et de déprime sur sa guitare acoustique.

 

Velha infância (2002) – Marisa Monte, Carlinhos Brown et Arnaldo Antunes

Issu de l’album Tribalistas, cette chanson est une véritable déclaration d’amour. Le trio réussit parfaitement à nous charmer avec ses sonorités brésiliennes.

 

Amiga da minha mulher (2011) – Seu Jorge

Né dans une petite ville en périphérie de Rio de Janeiro, Seu Jorge est baigné dans la musique très tôt. Il quitta la maison à l’âge de 19 ans. Il a ensuite connu la rue mais aussi le théâtre. Aujourd’hui c’est un musicien et acteur brésilien reconnu au Brésil. Amiga da minha mulher – amie de ma femme en portugais – parle de la terrible tentation d’un homme pour l’amie de sa femme.

 

Changes, reprise de David Bowie (2005) – Seu Jorge

Une reprise magnifique d’un des plus grands artistes de ces dernières décennies. Seu Jorge nous transporte en reprenant les paroles de Changes en portugais. Il transforme une chanson rythmée en une berceuse. Et cela fonctionne parfaitement !

 

Mas que nada (1963)Jorge BEN JOR 

Jorge Ben Jor est un chanteur et compositeur brésilien né dans les années 40 à Rio de Janeiro, il fait maintenant parti du patrimoine culturel du Brésil. Cette chanson décrit son amour pour la Samba qui lui est si chère.

 

A Garota de Ipanema (1962) – Gal Costa

Chanteuse née dans les année 40, Gal Costa a marqué la musique populaire brésilienne notamment avec cette chanson écrite par Vinicius de Moraes – protagoniste important de la musique au Brésil -. Les paroles décrivent l’antinomie entre la beauté d’une fille sous le soleil de la plage d’Ipanema à Rio et la tristesse intérieure de cette dernière.

 

Ja sei namorar/Tribalistas (2002) – Marisa Monte, Carlinhos Brown et Arnaldo Antunes

Pour terminer cette sélection, une autre chanson de l’album Tribalistas mondialement connue mais qu’on ne se lasse pas d’écouter. Très belle journée brésilienne !

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3 fruits méconnus du Brésil aux vertus étonnantes

Par Léa Schoeny      .      4 septembre 2017

 

On ne présente plus le fruit de la passion ou la noix de coco, fruits exotiques très appréciés en Europe. Mais connaissez-vous la pomme de caju, le guarana ou l’açaï ? Ces trois fruits originaires du Brésil sont dotés de qualités surprenantes, qu’il est rare de voir toutes rassemblées dans un seul aliment naturel.

Le caju ou pomme de caju

On connaît principalement la noix de cajou en Europe, qui est le fruit de la pomme de cajou (caju en portugais), enfermé dans une coque à son extrémité. Si l’amande comprend beaucoup de lipides, elle est recommandée en diététique car ils sont dominés par l’acide oléique qui diminue le taux de cholestérol. Cependant il faut bien sûr la consommer fraîche ou juste grillée, et non pas salée comme à l’apéro…

Le cajou, qui abrite la noix, est également très consommé au Brésil, pour ses apports nutritifs variés et très complets. En forme de poivron, à la couleur jaune ou rouge, il est le « faux-fruit » de l’anacardier, arbre originaire du Nordeste du Brésil, parce qu’il provient du pédoncule floral et non de celui de l’ovaire. Il contient trois fois plus de vitamine C que l’orange et est riche en antioxydants.

Fruits de caju sur un arbre

Les brésiliens raffolent du jus qu’offre la pomme de caju, acide et peu sucré, qu’ils utilisent même parfois comme substitut du citron dans les cocktails. On peut également la couper en fines tranches et la saler pour en réduire l’eau qu’elle contient, et profiter de ses notes de mangue et d’agrumes.

 

Guarana

Cette plante a été découverte dans la forêt Amazonienne il y a des milliers d’années par la tribu indienne Guarani, qui lui a donné son nom. Le guarana est connu pour ses vertus énergisantes et les populations locales continuent de la travailler traditionnellement pour en conserver ses propriétés naturelles. Sa teneur en guaranine, l’équivalent de la caféine, en fait sa réputation car elle serait environ 6 fois plus puissante que le café noir.

Guarana sur une branche

On aime alors le guarana pour ses bienfaits énergisants, mais pas seulement : il augmente la vigilance, permet de résister à la fatigue, renforce les capacités physiques, la résistance à la douleur, brûle les graisses ou encore stimule la mémoire. On comprend donc pourquoi les brésiliens en sont si friands !

Au Brésil on en trouve principalement sous forme de boisson énergisante mais également en poudre, en graine ou en gélule. Dans la rue, on vous prépare des smoothies dans lesquels il est possible d’ajouter du guarana en poudre pour profiter de ses vertus. En France il est difficile de s’en procurer ailleurs que sur internet, ou éventuellement sous forme de thé ou gélule dans les magasins bio.

 

L’açaï

Fruit de l’arbre du même nom ou du Palmier Pinot, comme il est appelé en Guyane française, l’açaï pousse principalement dans le nord de l’Amérique latine, et est très consommé au Brésil. Ce fruit, semblable aux myrtilles, a des propriétés extrêmement vertueuses.

Asahi marché ver o peso Belem

Recommandé dans les régimes, sa chair pulpeuse et fine contient très peu de sucre et 50% de lipides, ce qui est rare dans un fruit. Elle apporte alors rapidement une sensation de satiété et retarde la faim. C’est aussi un excellent aliment face au cholestérol, il en réduit le mauvais pour en apporter du bon. Depuis les années 90 les adeptes de jiu-jitsu, sport de combat très répandu au Brésil, en ont également fait leur allié. L’açaï étant une source d’énergie naturelle, il accompagne maintenant la plupart des sportifs.

On le consomme souvent en smoothie, mais peut également accompagner la cuisine. En France, on trouve du jus d’açaï dans les magasins bio, et dans la plupart des grandes surfaces.

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La plage paradisiaque du Nordeste du Brésil

Par Léa Schoeny      .      28 août 2017

 

Reconnaissable depuis l’océan, les premiers colons nommèrent cette petite bourgade Pipa – baril de vin en portugais – en référence à la forme de ses roches atypiques. Depuis, elle a su séduire de nombreux visiteurs avec ses plages paradisiaques, ses spots de surf et son ambiance décontractée. Si le village attire les touristes depuis plusieurs années, il conserve tout son charme naturel.

maisons sur la plage de Pipa

Une rencontre unique avec des dauphins

Ce qui rend le séjour exceptionnel à Pipa, ce sont toutes les merveilles qu’offre la nature. Ici, pas besoin de payer une excursion en bateau pour apercevoir les dauphins danser au grès de l’eau (même si bien sûr les locaux proposent ces prestations), il suffit juste d’ouvrir l’œil. Assis sur sa serviette au bord de l’océan, ou au cours d’une balade le long des falaises, les regards se tournent vers de petits ailerons qui font leur apparition à la surface de l’eau. On assiste alors à un des plus beaux spectacles naturels que proposent ces mammifères joueurs ! Sur la plage, les plus aguerris pourront même faire quelques brasses pour les observer de plus près.

A travers de nombreux itinéraires de randonnée le long des falaises, il n’est pas rare d’apercevoir des tortues. Entre novembre et mai, on peut même avoir la chance d’observer leur ponte sur les plages. Malgré l’intérêt croissant que portent les touristes à cette réserve naturelle, la flore est extrêmement préservée. Il y a justement une forte volonté à sensibiliser les curieux face à l’enjeu écologique au Brésil. Il est certain qu’à Pipa, on vit en harmonie avec la nature…

Pipa femme marchant sur la plage

L’atmosphère est séduisante aussi bien de jour comme de nuit

Cet ancien village de pêcheur du Nordeste du Brésil est entouré de sublimes plages qui feront le bonheur de chacun par leur spécificité. Leur immensité peut aussi bien accueillir les familles, que les sportifs ou les amateurs de nature. Lorsqu’on arrive à Pipa, on a du mal à en repartir car tout est mis en œuvre pour conquérir les cœurs… Au-delà de ses paysages magnifiques, l’ambiance y est unique. La plupart des visiteurs de ce petit coin de paradis ont d’ailleurs beaucoup de mal à quitter les lieux, si bien que certains y ont posé leurs valises et forment aujourd’hui la communauté hippie.

bain de soleil plage de Pipa

On peut aussi bien profiter de longues heures de baignades, que surfer sur les vagues ou encore se balader le long des falaises et admirer les magnifiques maisons en bordure, toutes plus belles les unes que les autres.

Le soir, après un bon dîner dans un des nombreux restaurants proposant de la cuisine locale, le village s’anime pour laisser place à la fête ! Commencer sa soirée avec un verre au Lookout Sunset Bar semble être un passage obligatoire pour admirer le coucher du soleil et déguster les meilleurs cocktails de la ville. Ici l’ambiance y est particulière, comme une parenthèse dans tout ce qu’on peut connaître… On s’installe, on se laisse bercer par la bossa et on oublie tout !

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Le village qui a inspiré la nouvelle vague

Par Tom Lalanne      .      21 août 2017

 

Situé à 160km au sud de Fortaleza – sur la côte Nord Est du Brésil – Canoa Quebrada fut découvert en 1685 par un marin portugais. Le voyageur percuta les rochers de la plage de Ponta Grossa située à proximité. Pour réparer son bateau, il se dirigea vers le village voisin d’Aracati et découvrit par hasard la magnifique plage de Canoa Quebrada.

Le paysage est constitué de grandes falaises – jusqu’à 30 mètres au-dessus du niveau de la mer – de couleur ocre bordant l’océan et entourées d’une mer de dunes. Cette plage alors vierge vit naître un village de pêcheur. Aujourd’hui, même si certains y vivent encore, l’endroit s’est fortement développé.

 

Ils firent la rencontre d’un peuple simple et hospitalier

 

C’est en 1960 que Canoa fut pour la première fois mis sous les projecteurs, lorsque les cinéastes de la nouvelle vague découvrirent cette petite bourgade. Les mouvements hippies des années 70 arrivèrent ensuite. Ils firent la rencontre d’un peuple simple, hospitalier, et certains s’y sont mariés et installés. C’est aujourd’hui un peuple cosmopolite, d’origines espagnoles, françaises, italiennes, allemandes et bien sûr brésiliennes qui vit dans le village.

Canoa Quebrada vue du village

Petit oasis paradisiaque au milieu d’un désert, la région est désormais protégée comme « aires de protection environnementale de Canoa Quebrada ». Le soleil est présent pratiquement toute l’année – faible saison des pluies entre mars et mai – et les conditions météorologiques sont très agréables avec des températures qui oscillent entre 25° et 35° toute l’année.

 

La journée, la beauté de la plage à perte de vue vous enchantera.

 

Si vous vous rendez dans ce petit village de nos jours, vous trouverez de nombreuses pousadas – petits hotels/auberges au Brésil – plus charmantes les unes que les autres.

La journée, la beauté de la plage à perte de vue vous enchantera. Il est possible de prendre des cours de Kitesurf, faire une virée en mer sur une jangada – petites embarcations de pêcheurs -, survoler le village en parapente ou encore de faire une petite partie de foot avec des locaux.

Pour les moins sportifs, vous pourrez simplement vous allonger au bord de l’eau en dégustant une eau de coco bien fraîche.

barques colorées Nordeste Canoa Quebrada

Le soir, la plupart des restaurants sont situés sur la rue principale – nommée « Brodway » – illuminée de petites lanternes le soir, ce qui lui donne un charme fou. Pour ceux qui ne veulent pas que la soirée s’arrête, quelques bars sont ouverts pour danser ou bien déguster une Caïpirinha en jouant au Backgamon.

Enfin, l’évènement phare de Canoa Quebrada commence chaque dimanche à partir de minuit : la Lual. Littéralement « pleine lune », cette fête très « hippie » prend place sur la plage, au pied des falaises d’argile. Un petit chemin se forme dans la roche et laisse apparaître un grand feu de joie agrémenté de musique reggae et de quelques bières ou cocktails. Une baraque en bois accueille ceux qui souhaitent se laisser aller sur la musique. Autrement on peut simplement discuter dans le sable autour du feu et admirer les flammes danser.

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Les joyaux méconnus du Brésil

Par Tom Lalanne      .      14 août 2017

 

Avec une superficie quinze fois supérieure à celle de la France, le Brésil regorge de trésors plus incroyables les uns que les autres. Voici une sélection qui pourra peut-être inspirer votre prochain voyage !

Parc national des Lençois Maranhenses

Lençois lagunes vue d'avion

Situé au Nord Est du Brésil au bord de l’océan atlantique, ce désert unique au monde est sublimé chaque année pendant la saison des pluies. C’est à cette période que le ciel vient loger une eau douce translucide au creux de chaque dune. Des milliers de lacs, bleus et verts turquoise se forment et viennent compléter ce paysage tout à fait extraordinaire. 

Ces lagons se forment entre janvier et mai, la saison idéale pour visiter les Lençois est donc entre juin et septembre.

 

Jericoacoara

Fameuse plage de Jericoacoara

Bourgade coupée du monde, aucune route ne pourra vous y emmener, vous devrez prendre un 4×4 et passer par la plage si vous voulez atteindre ce petit paradis.

Sur place, vous découvrirez un village de pêcheur avec nombre de pousadas – petits hôtels brésiliens – et restaurants enveloppant une baie. Le soir, tout le village se retrouve en haut d’une dune pour admirer le coucher du soleil.

 

Ilha Grande

plage de rêve ilha Grande

Zone protégée dans un écosystème rare, cette île est située à 150km de Rio. Privée de toute route, aucune voiture ne viendra déranger votre tranquillité.

Si vous êtes plutôt farniente, vous pourrez profitez des plages magnifiques de sable blanc et eaux turquoises, pour les plus sportifs, 150km de sentier de randonnée relient les différents villages de l’île.

 

Fernando de Noronha

voyage plage de rêve Fernando de Noronha

Ile principale d’un archipel portant le même nom, cet écosystème figure au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Véritable sanctuaire pour la faune marine, vous pourrez y admirer des dauphins, des tortues et profiter des nombreuses plages de l’île.

 

Parc national de la Chapada Diamantina

Pai Inacio à la chapada diamantina

Ce parc tire son nom de ses montagnes plates en forme de plaques – chapada en portugais – au sommet, et des diamants, principale ressource économique des garimpeiros – chercheurs d’or initialement -.

Véritable eldorado pour les amateurs de randonnée, escalade ou encore parapente, vous découvrirez un paysage très changeant parsemé de rivières, cascades et parois rocheuses.

 

Ile de Marajo, Amazonie

Amazonie île de MarajoConsidérée comme la plus grande île côtière du Brésil, Marajo se situe au nord du pays entre le fleuve de l’amazone et l’océan atlantique.

Sa faune étant extrêmement riche, vous pourrez y voir de nombreuses espèces depuis votre Lodge ou encore en vous enfonçant dans les bras de l’amazone à l’aide d’un guide.

 

Pantanal

magnifique Tulcan Pantanal

La frontière entre le Paraguay, Le Brésil et la Bolivie, abrite un sanctuaire pour animaux de plusieurs centaines de milliers de kilomètres carré. Un écosystème parmi les plus abondants au monde dans lequel cohabitent une multitude d’oiseaux, reptiles, poissons ou encore mammifères majoritairement en voie d’extinction.

 

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